Madame,
Banqueroute !
Ce matin je me dis que cette chute n'est peut-être pas qu'un signe d'impuissance. Peut-être. Je n'en sais rien en fait. La logique dirait que je suis en train de crever à petit feu mais ça pourrait être aussi un voyage! Bien sûr c'est beaucoup de douleur mais là encore qu'est-ce que j'en sais de ce qu'il se passe vraiment? Chaque matin je me lève face à la vie, écris, lis, écoute sans savoir à quel moment ou pas je vais me faire rattraper par cette foutue demande d'amour qui réduit tout à sa loi, le corps et l'âme dans le même wagon, et qu'on pourrait réduire à ce cri "pourquoi m'as tu abandonné"!
C'est horrible comme inscription, à tel point qu'à un moment je me suis demandé si je ne devais pas passer par une relation d/s (dominant(e)/soumis(e)) pour mettre à distance ce retour glacé du "maman se tait et papa ne l'a pas dit" qui est à la base de notre foutue pensée occidentale (cf Sade : "français encore un effort si" )
Impression de bien voir le piège mais pas comment l'éviter et c'est cela le plus lassant, cette répétition d'un même genre, d'une même nature, pas étonnant qu'on courre aujourd'hui pour tout mettre dans le même panier...Égalitarisme à tout crin comme si la suppression de la différence allait enfin nous foutre la paix! Tu parles! Beurk! Quelle régression! Va pas faire bon dire "salope" dans les années à venir...Mais c'est cela la visée, œuvrer dans la grammaire afin qu'elle cesse de perturber la singularité, l'exception.
La grande unité! Ça me rappelle un petit moustachu des années 30 désignant l'Autre comme le problème à la réalisation du "Moi".