Passion selon St Matthieu, ciel gris, âme blessée.

Tir de roquettes ce matin. J'aime à croire que le fait de n'avoir ni lu ni écrit
la veille ont pour conséquence le retour du vil, du narquois...

C'est une histoire de digue...de persévérance à maintenir une barrière contre
la mécanique des flots...Le jour où j'aurai compris qu'une seule note peut endiguer
les rouages de l'obscène, ce genre de matin colère et décharné aura fait son temps...

Là, ce sont des blocs bruts, sans forme, qui m'agressent, m'attèlent à demeure. "There's
something rotten in this kingdom"...Se poser la question : "pourquoi Hamlet n'est pas
parti avec Ophélie"? That is the question..

Sauver le royaume? Le nom du père? Ou bien la trouille de la "lettre" amorosa....
Relire encore et encore le voyage...celui du bout de la nuit...se demander de quelle défaite
il s'agit vraiment...Un homme, une femme? Si seulement c'était vrai...À nouveau les vers de Pessoa
sur le "nous"

O que há é só o mundo verdadeiro, não é nós, só o mundo;
O que não há somos nós, e a verdade está aí.

"Il n'y a que le monde véritable, pas nous, seulement le monde,
ce qu'il n'y a pas c'est nous, et la vérité est là"

Mon "livre" commencerait sans doute par ces mots :

"En t'écrivant, je ne commence pas".