Juste prendre sa voix l'emmener la valser la tarauder ne pas penser autrement que par la voix qui articule désarticule ploie ravit entraîne là c'est la jungle tout est à couvert dense feutré impossible d'y avancer sans machette tant pis si l'espoir d'une clairière est encore improbable le songe est là mais bloqué figé dans la colère d'une mangeuse de miroir le sien le mien peu importe elle est moi je suis mort c'est sa devise elle la défendra mordicus pour que ça ne saigne pas ne s'en saigne pas la vache je la revois à la dernière scène me criant doucement ne meurs pas s'adressant évidemment à elle-même c'est assez fou de passer dix ans dans l'inexistence de son regard qui ai-je bien cru pouvoir être pour ne pas fuir cette pensée totalitaire